Depuis des décennies, le milieu communautaire autonome québécois soutient notre société avec une constance et un engagement d’une profondeur remarquable. Ces organismes, essentiels à la cohésion sociale du Québec, sont pourtant grugés par des années de sous-financement. Dans le contexte actuel de polycrises – sociale, climatique, économique, démocratique – leur rôle est plus vital que jamais. 

En tant qu’actrice du secteur philanthropique, La Fondation Béati croit que la philanthropie peut jouer un rôle complémentaire important en soutien aux groupes et à leurs missions, mais elle ne peut, ni ne doit, se substituer à la responsabilité fondamentale de l’État. Pour assurer des conditions de vie dignes et une démocratie en santé, c’est aux gouvernements que revient le devoir d’investir de manière durable et structurante dans la société civile. 

Aujourd’hui, des milliers de groupes communautaires se mobilisent : 

Pour un financement adéquat et à la mission 

Les organismes demandent un financement global suffisant, à la hauteur des besoins réels et non conditionné par des logiques de performance. Ils ne peuvent être considérés comme des sous-traitants : leur rôle collectif dépasse largement la simple prestation de services. 

Pour l’autonomie des groupes 

Les organismes doivent pouvoir défendre des droits, contester lorsque nécessaire et agir librement aux côtés des communautés en quête d’équité. Cette autonomie est non-négociable. 

Pour un filet social solide 

Dans un contexte d’érosion des services publics, de crise du logement, d’inégalités croissantes et de crise climatique, les mouvements sociaux — communautaire, syndical, étudiant, écologiste et citoyen — restent un moteur essentiel de solidarité et de changement. 

Pour une démocratie vivante 

Une démocratie en santé a besoin de contre-pouvoirs forts. Affaiblir les voix citoyennes, les groupes de défense de droits ou les organisations communautaires fragilise notre capacité collective à orienter nos choix de société. 

La responsabilité de répondre aux besoins de la population incombe d’abord à celles et ceux qui sont élu·es pour la servir. La résilience des groupes ne peut pas remplacer des politiques publiques justes. Les organismes portent plus que leur part de responsabilité.  

Comme Fondation, nous réaffirmons notre soutien aux groupes communautaires qui, jour après jour, travaillent à renforcer les liens sociaux, à défendre les droits et à accompagner des populations directement touchées par les crises que nous traversons.  

Ce samedi 29 novembre 2025, le Québec se mobilise pour nos droits, la Fondation Béati, sera présente aux côtés des communautés en action.  

Nous le devons à l’histoire que nous portons, aux communautés qui résistent et innovent, et à la société que nous souhaitons construire. 

La fondation réitère son engagement en tant qu’investisseur responsable, suite aux mobilisations étudiantes mondiales, notamment devant l’Université McGill. La fondation réaffirme l’importance de réévaluer les pratiques d’investissement pour qu’elles soient en accord avec ses principes éthiques, en particulier dans le contexte Israël/Palestine. Elle renforce également son soutien à la liberté d’expression et au droit de manifester, rappelant que la vigilance et la résistance sont cruciales face aux menaces croissantes contre ces droits fondamentaux pour maintenir une démocratie robuste et assurer une paix durable fondée sur la justice.

Déclaration | Solidarité de la Fondation Béati envers les travailleuses et travailleurs du secteur public en grève au QuébecComme organisation philanthropique dédiée à soutenir les organisations qui luttent contre les inégalités sociales au Québec, Béati souhaite exprimer sa solidarité la plus profonde envers les 570 000 travailleuses et travailleurs du secteur public actuellement en grève à travers le Québec. Ce mouvement historique, porté par le Front commun et d’autres syndicats, regroupe une majorité de femmes (450 000 sur 570 000), soulignant l’importance de ce combat dans la lutte pour l’égalité des genres.

Communiqué émis par la Fondation Béati sur sa prise de position par rapport au projet de Loi 21 (PDF – 210 Ko).

Au nom de la démocratie, protégeons la participation citoyenne et la capacité d’action des organismes sans but lucratif dédiés à la poursuite du bien commun. Mémoire déposé au commissaire au lobbyisme du Québec en réponse à la consultation des OSBL relativement à leur assujettissement aux règles d’encadrement du Lobbyisme, projet de loi 56.
Consulter le mémoire (PDF – 752 Ko).