Critères de présélection

À la réception des projets soumis par les groupes dans sa sélection annuelle, l’équipe de la Fondation verra à analyser leur recevabilité à la lumière des paramètres suivants.

Ces paramètres doivent être compris comme des indices de lecture et d’accueil des projets. Il ne s’agit donc pas d’additionner l’ensemble de ces paramètres pour déterminer la recevabilité d’un projet au regard de la priorité de financement dans laquelle vous souhaiter soumettre votre projet. 

PARAMÈTRES GÉNÉRAUX

Au-delà de l’adéquation entre les priorités de financement de la Fondation Béati et le projets soumis, la Fondation donnera préséance à des initiatives qui:

  • Privilégient l’exemplarité par l’audace et la prise de risque.
  • Cherchent à transformer en profondeur, à agir sur les causes plutôt que sur les effets et les conséquences.
  • Favorisent l’éducation populaire ainsi que le développement d’une analyse critique.
  • S’inscrivent dans une approche collective qui associe les gens concernés aux développements des projets qui les concernent (de l’ordre d’une approche par et pour).

PARAMÈTRES SPÉCIFIQUES

Le projet soumis contribuera-t-il à l’atteinte de la visée de la priorité dans lequel il postule?

«Permettre le développement de solutions audacieuses, permettant de réels changements en profondeur, pouvant contribuer à construire et à consolider des solidarités, permettant à l’ensemble des citoyennes et citoyens, en particulier les personnes en situation de grande fragilité, comme à l’ensemble des communautés locales dévitalisées de vivre dans la liberté et la dignité en égalité et en droit.»

Questions pour évaluer les liens avec la priorité sociale: 

Est-ce que le projet porté apporte une solution alternative à la situation, c.-à-d.: apporte-t-il une réponse nouvelle ou se situe-t-il à contre-courant?

Est-ce que la vision de solidarité portée par le projet nous rejoint selon l’un ou l’autre des indices suivants:

  • Permet de retisser une trame sociale brisée (nourrir la communauté, le vivre-ensemble, briser l’isolement).
  • Permet de rallier des acteurs à première vue éloignés les uns des autres autour d’une notion de bien commun (différentes classes sociales, origines ethniques, âges, etc.).
  • Permet de nourrir une identité collective, un sentiment d’appartenance qui dépasse le convivial.

Est-ce que le projet prend en considération de façon particulière les personnes en situation de pauvreté, d’exclusion ou de marginalité?

Est-ce que le projet fait avancer la liberté, la dignité et l’égalité de droits?

«Permettre des initiatives porteuses et témoins d’une spiritualité ouverte et d’une pratique tournée vers la justice sociale, où le faire et le vivre ensemble sont des lieux privilégiés d’émergence des questions de sens. Ces pratiques refusent l’exclusion, le prosélytisme et toute forme de fondamentalisme.»

Questions pour évaluer les liens avec la priorité spirituelle et religieuse:

Est-ce que le courant spirituel auquel se réfère l’organisme demandeur nous rejoint selon l’un ou l’autre des indices suivants:

  • Conçoit la spiritualité comme ce qui nous relie à soi, à l’autre et ce, dans une perspective de solidarité et de justice sociale.
  • Croit que le faire, le vivre-ensemble sont des lieux privilégiés d’émergence des questions de sens et de transcendance.
  • Prend en compte les 20 ans de déconstruction du religieux dans une société séculière comme la nôtre.

Est-ce que le groupe est porteur et témoin d’une spiritualité ouverte selon l’un ou l’autre des indices suivants:

  • Laisse une place au dialogue, à la rencontre de la spiritualité de l’autre.
  • Vise à rejoindre ou à accueillir des gens de différents horizons au plan des conditions socio-économiques ou au plan spirituel.
  • Permet des espaces de leadership (décisionnel ou d’influence) partagés.
  • Les partenaires du groupe porteur viennent de différents horizons.

Est-ce que les questions de justice sociale teintent les pratiques de l’organisme demandeur selon l’un ou l’autre des indices suivants:

  • Les pratiques de l’organisme promeuvent la dignité des personnes et ou se préoccupent de l’égalité des droits.
  • Les pratiques de l’organisme prennent en considération les personnes en situation de pauvreté ou de marginalité.

Est-ce que le groupe porteur refuse l’exclusion (ouverture au pluralisme), le prosélytisme (ne cherche pas à convaincre) et toute forme de fondamentaliste (une seule lecture de sens)?